4 août 2009

Quand on n’a plus 20 ans

Dans trois mois, je fêterai mes 29 ans et me rapprocherai dangereusement de la trentaine. Le cap ne m'effraie pas outre mesure, mais ne me rassure pas non plus. Disons que c’est un point sur lequel je suis en pleine contradiction.
Je me prépare doucement à assumer ma nouvelle tranche d’âge et cela ne me pose pas de problème existentiel majeur. En revanche, j'apprécie moyennement que les « jeunes » me rappellent que je ne fais plus partie des leurs, mais bien sûr je n’y échappe pas.
Il est désormais rare que l’on m’appelle « mademoiselle » dans les magasins, les commerçants préférant le mot doux et respectueux de « madame », alors même que mon annulaire n’affiche aucun solitaire. Je m'y suis faite et attends le diamant.
Mais il y a environ un mois, il devait être 5h du matin dans les Jardins de Bagatelle (ce qui explique certainement la remarque due à la fatigue qui devait se lire sur mon visage…), un jeune homme métissé de 22 ans me tend le pétard que je lui réclamais en me lançant « mais ce n’est plus de ton âge ! ». Je suis tombée des nues ! Que voulez-vous répondre à ça ?! Heureusement, j’étais suffisamment enivrée pour le prendre avec le sourire ! Première fois que l'on me faisait une telle remarque et je ferais peut-être bien de m'y habituer...
L’autre jour, lors d’une de ces fêtes d’été à base de cocktails et petits fours au bord d’une piscine, une jeune Parisienne, toute fraîche et des beaux quartiers, me demande la façon dont je vis la difficulté de vieillir, si le corps change, ce que l’on ressent, si je compte bientôt avoir des enfants... (Et tout ça alors même qu’elle ne connaissait pas mon âge !), se targuant pour finir qu’elle est en train de vivre la plus belle période de sa vie.
Certes, c’est beau d’avoir 20 ans, (le temps de l'amour, le temps des copains et de l'aventuuuuure...), mais je n’ai pas manqué de lui rappeler les bons côtés d'être une FEMME de 30 ans.

A 30 ans, on voit, il est vrai, naître les premières rides et une tendance aux cuisses flasques (enfin disons que notre peau n'est plus aussi lisse), mais on assume parfaitement sa féminité, on a davantage confiance en soi, on a arrêté de se poser mille questions sur le métier de nos rêves.
A 30 ans, on travaille et on gagne de l’argent. Bref, on est indépendantes et libres de dépenser comme on l’entend.
A 30 ans, on a enfin adopté le style vestimentaire qui nous va : le nôtre.
A 30 ans, la naïveté a laissé place à l’expérience, ce qui sous-entend bien entendu que les hommes n’ont plus aucun secret pour nous. On repère les cons à des kilomètres et on évite de tomber dans leurs filets sauf si on en a vraiment envie, on assume parfaitement les aventures sans lendemain et le célibat, on se connaît suffisamment pour savoir quel type d’homme nous convient et avec un peu de chance on vit déjà avec lui ! Enfin, on connaît son corps et ce qu'il aime. Au lit, on ose, on s'éclate et on monte bien plus souvent aux rideaux que dix ans auparavant !

(La petite Parisienne n’avait plus peur de vieillir.)

2 commentaires:

Grégoire a dit…

mmmmmmhh...toi tu veux un camescope!!! ;-)

Pour les rides t'as essayé un masque à base de poulet/frite...matin et soir !!!
Ca marche!!!!

/Greg/

Chouraqui a dit…

Proposition de titre :
"hier encore j'avais..."

Max

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