20 novembre 2009

Extrait du nouvel album de Charlotte Gainsbourg

Après un mois d'hibernation, mon blog reprend vie sur la voix douce et mélancolique de Charlotte Gainsbourg. "Heaven can wait", un duo avec Beck qui a écrit, composé et produit son nouvel album IRM, dont la sortie est prévue le 7 décembre.


Pour voir le clip :
Charlotte Gainsbourg "Heaven Can Wait"
par charlottegainsbourg

Cette première chanson est téléchargeable gratuitement sur www.charlottegainsbourg.com
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28 octobre 2009

Brocante # 3 - Petit meuble : avant-après

Un petit meuble chiné en Bretagne, à Morlaix, cet été chez « Les chiffoniers de la joie ».
On m’avait bien prévenu d’arriver dès l’ouverture car les meubles et objets les plus sympas partent en dix minutes. Les brocanteurs sont à l’affût !
Pour cinq euros, je suis repartie avec ce petit meuble blanc tout simple. Sa ligne épurée me plaisait bien.


J'avais déjà mon idée en tête : le retaper et le repeindre en gris galet.


Le petit plus : l'intérieur couleur rouge framboisine !

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26 octobre 2009

Brocante # 2 - La boîte à pâtes

Hier, petite balade sur l'adorable place Sainte Marthe, à deux pas de Belleville, pour une brocante-vide greniers.
J'y suis arrivée un peu tard, me laissant avoir par le passage à l'heure d'hiver et la nuit qui tombe de plus en plus tôt, mais je ne suis tout de même pas repartie les mains vides !
J'ai craqué pour cette boîte à pâtes anciennement rouge qui a été décapée.
Pour deux euros, je sais maintenant où ranger tous mes p'tits trucs de bureau (scotch, agrafeuse, crayons, etc.)

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16 octobre 2009

La mère ("parfaite") que je ne voudrais pas être

Bien sûr, je n’ai pas encore enfanté, mais le jour où ça m’arrivera, je demande d’ores et déjà à tous ceux qui me connaissent (de près ou de loin) de m’alerter s'ils perçoivent le signe (aussi petit soit-il) que je deviens, à mon tour, une de ces mères qui m’insupportent : celles qui ne vivent qu’à travers leur gamin, qui s’oublient en tant que femme en devenant « MAMAN », et seulement maman.

J’imagine que le jour où j’expulserai la neuvième merveille du monde de mon ventre après neuf longs mois de grossesse et des heures difficiles de « poussez, madame, poussez ! » sera le plus heureux de ma vie. Je n’en doute pas. Pourquoi serais-je différente des autres ?

Mais s’il vous plaît, prévenez-moi si un jour je ressemble à :

- Celle qui fait un chantage affectif à son mec. Trente ans, horloge biologique, instinct maternel, trois ans de relation, engagement, besoin de construire, suite logique, enfant, tout de suite maintenant. Et qui, si l’homme en face a le courage de répondre « non, pas pour l’instant, je ne me sens pas encore prêt », le menace de le quitter car elle n’a pas de temps à perdre. (J’aimerais voir sa tête s’il opte pour la seconde option l’obligeant à attendre encore quelques années avant de retrouver un autre potentiel géniteur).
- Celle qui, après deux mois d’une grossesse encore invisible, pose la main sur le bas de son ventre pour que la terre entière sache qu’elle est enfin enceinte.
- Celle qui t’invite chez elle « parce que ça fait longtemps qu’on ne s’est pas vues », mais ne peut pas quitter son môme plus de deux minutes. La discussion se termine finalement en un monologue à base de « gouzi gouza », et toi à côté qui regarde. Sympathiques retrouvailles.
- Celle qui t’invite à dîner, mais te plante pendant trois quarts d'heure en fin de repas pour aller coucher le petit (et re « gouzi gouza »).
- Celle qui appelle désormais (et en toutes circonstances) son homme « papa » parce qu’elle a oublié qu’ils pouvaient être parents ET amants.
- Celle qui te prône les bienfaits de l'allaitement en tirant son lait sur ton canap', avant d'y changer la couche de bébé qui a fait une « grosse commission ».
- Celle qui est incapable de partir deux jours en amoureux en laissant sa progéniture aux heureux grands-parents.
- Celle qui a peur d’aller le promener au parc parce que « tu comprends il est petit et avec tous les microbes… ».
- Celle qui a ouvert un blog en se mettant dans la peau de sa fille pour décrire (en détail) ses moindres faits et gestes qui n’intéressent personne (si ?!!), en s’autocomplimentant au passage (« maman est la plus belle », « papa est le plus fort » )
- etc…

Peut-être serai-je une mère indigne, peut-être « mieux vaut que tu ne fasses pas d’enfant » me diront certains. Mais pourquoi ne pourrais-je tout simplement pas devenir maman tout en restant une trentenaire qui bosse, invite à dîner, va boire un verre avec des copines, a un amoureux, voyage, danse, fume, va chez le coiffeur ou au SPA, part en week-end, aime le shopping… et tout ça, sans culpabiliser d’être une « mauvaise mère »?!
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21 septembre 2009

Brocante (épisode 1) - La colonne en métal

Déjà trois semaines que nous avons emménagé dans notre nouvel appart… (et presque toujours autant de cartons). Après avoir pensé à l’utile et à l’indispensable, place à la déco.
J’adore chiner, traîner dans les brocantes ou aux puces, flâner jusqu’au coup de cœur pour un objet ou un meuble que l’on ne retrouvera pas chez le voisin. (Ikéa c’est sympa pour le porte-monnaie, mais vivre dans une maison-témoin ne fait rêver personne, si?!)

Dimanche, jour de repos. Le premier depuis trois semaines. Pas de rangement, pas de peinture, pas de virée dans les grands magasins, ni de trous dans les murs, avions-nous décidé. RIEN pour l’appart. Une journée pour NOUS.

Une brocante est organisée à deux pas de chez nous. Ça ne se refuse pas. Alors direction Voltaire, histoire de se balader, sans envie particulière, ni réel besoin d’acheter.

Mais dès le troisième stand, on tombe tous les deux amoureux d’un meuble industriel. Une colonne en métal qui permettrait de ranger tout ce qui traîne autour du bureau. Vingt minutes, le temps de la réflexion et de visiter les autres stands, et « c’est décidé, on le prend ». Mais le coup de cœur n’attend pas ! En vingt minutes, notre meuble a été vendu à d’autres…
Nous voilà dépités. Refusant la fatalité, on se décide finalement pour une autre colonne du même type (qui nous plaît un peu moins mais nous fait économiser plus de 100 euros) sur un stand situé à quelques mètres (et toc!)

Finalement, on est revenus de notre petite promenade avec 250 euros en moins, une lourde étagère sous le bras et le sourire !
J’ai aussi repéré un lustre pour le salon (à 40 euros). J’ai pris la carte de la boutique et le garde en tête pour notre prochain achat, en espérant qu’il en restera…
On s’est aussi arrêtés devant une belle lampe : un ancien projecteur qui éclairait le pont d’un bateau, mais ça dépassait le budget qu’on ne s’était pas fixé. 480 euros sans le pied.

Pour ceux qui aiment les meubles industriels, voici l'adresse de deux boutiques :

No Factory
2 rue de l’hôpital Saint-Louis dans le 10e
ouvert du mardi au dimanche de 14h à 19h

Carouche
18 rue Jean Macé dans le 11e
Site : http://carouche.typepad.com/

Et sur le web :

Pescatore et Atelier 159.
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24 août 2009

Le Johnny breton

Et non, il ne s'agit pas d'un fan du chanteur, se laissant pousser des cheveux décolorés, qui se balade bruyamment au guidon d'une Harley rutilante.
En Bretagne, les Johnnies sont les marchands d'oignons qui, depuis deux cent ans, traversent chaque année la Manche pour sillonner les routes anglaises et vendre, en porte à porte, le fameux oignon rosé de Roscoff (Finistère Nord). Un oignon réputé pour ses qualités gustatives et sa longue conservation, et nouvellement labellisé AOC.


Treize ans déjà qu'Arnaud Mares part chaque année, entre août et mars, vendre ses oignons sur les routes d'Ecosse. Le nouveau Johnny a troqué la bicyclette des anciens contre une camionnette flambant neuve. Basé à Linlithgow, il parcourt jusqu’à 2 000 km en cinq semaines pour livrer les épiceries fines et les particuliers. Quand il frappe à une nouvelle porte, les Écossais ne sont guère étonnés par ce vendeur breton, à qui il arrive encore de porter le bérêt. Tous ont entendu parler des Johnnies. Le surnom, qui signifie « Petit Jean », a été donné par les Anglais, à la fin du XIXe siècle, aux garçons de neuf à dix ans qu’ils voyaient débarquer, des bottes d’oignons accrochées à un bâton et l’air souvent misérable. Tous ont déjà goûté à l’oignon de Roscoff et reconnaissent ses qualités. « L’oignon de Roscoff est à la fois doux, sucré et goûtu, explique Arnaud Mares. Grâce au tressage, il peut se conserver durant huit mois ».
Dans son salon, une photo en noir et blanc attire l’œil. Entouré de sa famille, Arnaud Mares pose en tenue traditionnelle avec, pour décor, des bottes d’oignons suspendues à l’avant d’un vélo ancien. Un cliché qui témoigne de la fierté que le « nouveau Johnny » porte au métier qu’il perpétue. « C’est un métier de liberté et de conviction, relève-t-il. Le voyage, l’apprentissage d’une autre langue, les rencontres m’enrichissent. Je suis imprégné de leur façon de vivre et de leur humour ».
Mais la profession reste difficile. « C’est une vie de sacrifice », avoue-t-il. À ses débuts, l’« onion boy » passait ses nuits sur ses tas d’oignons. Aujourd’hui, les affaires tournent, même si, depuis Noël, la baisse de la livre sterling pèse sur les revenus. Le plus dur reste de laisser sa famille derrière soi pendant plusieurs mois. Heureusement, les transports modernes permettent de ne plus passer tout l’hiver en Grande-Bretagne. Malgré tout, Arnaud Mares n’échangerait son métier pour rien au monde. Le voyage fait partie de sa vie. « Il connaît mieux l’Écosse que la Bretagne ! », sourit sa femme Laëtitia. Partir pour mieux revenir et retrouver ses racines.


Un peu d'histoire
L’oignon rosé a été importé du Portugal, au XVIIe siècle, par un moine capucin qui sema les premières graines dans les jardins du couvent des Capucins, à Roscoff. La culture se développa au XVIIIe siècle, avec le déclin du commerce du lin. Mais ce n’est qu’en 1828 que la vente en Grande-Bretagne débuta, lorsqu’un jeune paysan décida d'aller le vendre de l'autre côté de la Manche et revint les poches pleines. Les Johnnies étaient 1 500 avant la crise de 1929 et ne sont aujourd’hui plus qu’une poignée dans le pays du Léon.
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21 août 2009

Couchez-vous le premier soir ?


« Oui », sera fier de répondre le mâle. Dans la gente masculine, les « queutards » restent vénérés tandis que les romantiques, plus timides, sont raillés.
« Non », préfèrera répondre la femelle. Dans la gente féminine, les « salopes » ou « filles faciles » s'opposent toujours à celles bonnes à marier.
« Que de vieux clichés ! On en est (heureusement) bien loin... », me direz-vous.

Je suis personnellement à dix mille lieues de cette perception machiste... mais je crains que les mentalités évoluent moins vite que les discours.
Qu'en pensez-vous ?

Partagez-vous l'avis du philosophe Michel Onfray qui s'est ainsi exprimé dans Playboy :
« Les hommes… ont simplement envie d’honorer le vieille tradition du chasseur qui tue son gibier, qui couche rapidement. L’homme est un chasseur qui désire mettre un trophée de plus dans sa chambre à coucher… Je pense qu’il y a un destin hormonal très différent chez l’homme et chez la femme. Quand un homme a couché avec une femme, c’est fini… Quand une femme a couché avec un homme tout commence… »

Et donc... vous couchez le premier soir, ou pas?...
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20 août 2009

Bretagne : couleurs locales # 2

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